FAQ

De FRANCE-DIGITALE
Aller à : navigation, rechercher


Notre projet est jeune, aussi n'avons-nous pas un grand nombre de questions récurrentes. Toutefois les auteurs du site se posent bien des questions ! Nous répondrons ici à certaines.


n'est-il pas présomptueux de se lancer dans une telle ambition ? 

En fait il serait constitutionnellement condamnable de ne pas s'engager dans cette direction, au titre du devoir de précaution. Le digital est l'espace territorial national invisible mais bien réel sur lequel se construit la république numérique. La digitalité existe en elle-même. Elle est constituée selon ce qu'a identifié Louis Pouzin en 1973 par le catenet français, le réseau national de nos réseaux locaux, collectifs et privés et leur "globalité", c'est à dire son intégration intrinsèque avec toutes les parties du tout digital mondial régalien, civil, privé et international documenté par le Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI). Il n'est donc pas question de le construire ou de l'accaparer mais de l'utiliser collectivement au mieux des besoins de chacun.


un tel projet n'est-il pas du rôle de l'Etat ?

Il est du rôle de l'Etat. Mais les Etats réunis au SMSI au nom "des peuples de la Terre" ont consensuellement établi qu'il était tout autant celui de la société civile, du secteur privé et des organisations internationales, car nous sommes à la fois tous concernés et coresponsables parce que ce n'est qu'à nous tous que nous en avons les compétences, les capacités et les moyens nécessaires. Ceci est certainement une vision nouvelle, holocratique, de la gouvernance humaine que les Nations Unies ont convenues d'approcher notamment à travers le "Forum de la Gouvernance de l'Internet" au niveau mondial et d'instanciations nationales (Forum français pour la Gouvernance de l'Internet).

France-Digitale correspond à une analyse pragmatique complémentaire :
  • l'internet n'est que la troisième technologie d'exploitation numérique du catenet digital mondial dont la maîtrise commune semble un préalable de bonne gestion. Nul ne sait de quoi l'avenir multi-technologique sera fait.
  • l'équilibre pragmatique des choses réclame un équilibre dans la réunion, le financement, l'exploitation, la rentabilisation des moyens digitaux et des solutions numériques communs, en particulier dans le cadre des petites collectivités où l'intérêt personnel et le volontariat priment sur les capacités de mise en place et de gestion collectives - un slogan est celui des "moins de mille habitants" qui constituent le tissu communal français et celui de l'emploi de proximité.


quels sont vos moyens ?

Nuls ! Et c'est ainsi que cela doit être pour réussir. Nous sommes dans la rationalisation et l'aménagement d'un nouveau territoire déjà occupé par tout le monde. Chacun y est déjà co-souverain : ce que nous avons à construire est une République confédérale, une ONU, au niveau des personnes. C'est pour cela que la formule doit être coopérative et ancrée dans la réalité locale. Le pouvoir doit y être le résultat de l'adhésion de chacun, et non pas acheté par l'argent. L'argent ne peut qu'être :
  • ou démocratiquement alloué à la demande de chacun,
  • ou gratuitement apporté - autant que, pas plus que, pour éviter les dérives et la corruption - par des intérêts personnels ou privés ou individuels qui y trouveront un avantage collectif indirect et non un retour direct sur investissement.
Sinon nous seront confronté à des déséquilibres structurel dans l’immatériel invisible de nos cybernités locales, ou nationale, comme nous le pressentons au niveau "global" par les "GAFAMUSCC" (Google, Apple, FaceBook, Amazon, Microsoft, US CyberCommand).