Liberté, Egalité, Fraternité, Cybernité

De FRANCE-DIGITALE
Aller à : navigation, rechercher


Nous en sommes gouvernementalement parvenus à une émergence d'attitude française, dont il convient dans les mois qui viennent de dégager la compréhension d'une doctrine nationale pour le cyberespace.

Une idée semble toutefois peu à peu émerger bien qu'encore non formellement exprimée qui se situe entre le paradigme de Platon ("il y a le mort, le vivant et le marin (kubernetes, le pilote)", la compréhension d'André-Marie Ampère qui en 1834 parle de la cybernétique pour désigner l'art de gouverner les hommes, et celle de Wiener et de bien d'autres cf. Wikipedia.



L'idée de Cybernité


Cette idée est celle de la Cybernité, complément naturel et nécessaire de la Liberté, de l'Egalité et de la Fratenité dans une société devenue "anthropobotique" c'est-à-dire non pas de "post-humains", mais d'humains ayant assimilé l'ubiquité digitale de leur environnement et la dynamique de son intelligence à leurs autres formes (signes, oralité, écriture) de s'y exprimer, de communiquer et de réfléchir entre eux.
  • Nous sommes libres,
  • nous sommes égaux,
  • nous sommes fraternels
  • et parce que nous sommes cela, nous avons à l'appliquer entre nous dans l'art du vivre ensemble et de nous gouverner mutuellement dans l'extension numérique de ce nouvel environnement holocratique que nous construisons ensemble. Par exemple, le débat sur la République numérique a introduit le "j'aime" dans le langage républicain, et, par là, le "suffrage parcellaire" d'électeurs auto-enregistrés dont les votes sont publics.


Une valeur fondamentale de notre société


Cela va plus loin que les qualités de chacun d'équité, d'urbanité, d'honnêteté, etc. : cela doit être une vision commune fondamentale et garantie :
  • à notre vie commune
  • dans l'environnement commun nouveau de la digisphère que nous construisons au lieu de la conquérir et la protéger comme pour la lithosphère, la biosphère, l'atmosphère, l'aquasphère, etc.
  • une digitalité que nous explorons à travers le numérique sous les cieux référentiels des données.


Constitutionnalité


C'est pourquoi la cybernité relève du bloc constitutionnel à travers la charte de l'environnement dont elle fait inédiablement partie. Sont ainsi garanties à chacun des conditions équilibrées et respectueuses de sa santé physique et morale, le pouvoir de librement exercer son influence sur les conditions de sa vie et sur sa propre évolution, dans le cadre d'une précaution collective appuyée sur l'accès aux informations détenues par les autorités publiques et le droit de tous à participer à l'élaboration des décisions publiques concernant la gouvernance de la cybernité nationale.


Un instant de réflexion


Il n'est pas besoin d'entrer dans des considérations architectoniques poussées : l'architectonique, la discipline des principes, est selon Aristote la science de la politique', dont l'art est cette conduite des hommes libres quAmpère croit retrouver dans la cybernétique, une fois que ces hommes libres deviennent liés par la science, et aujourd'hui interconnectés par le "réseau des réseaux".
Nous retrouvons tout de suite le besoin citoyen profond de la cybernité : notre République est basée sur la Raison, c'est-à-dire sur la logique. Qui est une application dialectique de la pensée qui repose sur le principe du tiers exclu : thèse, antithèse, synthèse - toutes choses égales par ailleurs.
Le danger dont nous avons à protéger nos concitoyens, vient de l'agorique : les émergences critiques du chaos, du polylogue de la nature et des éventements, des mouvements de foule désordonnés. C'est cela le rôle de la République : opposer l'ordre de la Raison face au désordre des tiers non exclu.


Notre premier devoir de cybernité


La nouveauté de notre temps avec l'importance prise par la machine (que "nous avons construite à notre image" (Wiener) est que nous avons introduit la cybernétique, c'est-à-dire le mouvement monolectique : la mème action donnera toujours la même réaction, car l'énaction interne ne dépend pas d'un quelconque tiers. Ceci, qui va nous permettre de réguler l'action à partir de la réaction, conditionne maintenant nos vies.
Nous avons besoin d'être sûrs qu'un feu rouge va arrêter tous les véhicules qu'ils soient conduits par des hommes ou des robots. Nous avons besoin d'en être assurés par la Loi, tout autant que nous voulons être assurés de nos libertés, de notre égalité réciproque et de notre entraide amicale et fraternelle. Aujourd'hui, la Liberté, l'Egalité et la Fraternité réclament la Cybernité comme valeur républicaine fondamentale. Et c'est à nous d'en explorer, documenter et définir le comment et le jusqu'où, alors que nous comprenons que nos vies privées, économiques, publiques et même somatiques en dépendent directement.
Nous allons sur ce blik tenter d'approfondir, à partir des débats publics et des lois, notre cyberdoctrine nationale, au sens de l'Etat et des Citoyens, sachant que par la nature même du cyberespace et des opportunités et des risques qu'il implique, cette étude nous demandera d'adapter notre perception de bien des choses.